Modifier son discours intérieur

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Lorsque j’ai entamé ma démarche de mieux être, il est rapidement devenu évident que la première chose à laquelle je devais m’attarder c’était mon discours intérieur. Mes pensées étaient très négatives et remplies de colère. Les paroles incessantes de mon esprit avaient un effet sur plusieurs aspects de ma vie. J’en était même venue à verbaliser à haute voix certaines de ces pensées acerbes que j’entretenais envers moi-même rendant ainsi les gens qui en étaient témoins très inconfortables.

Les effets de ces discours intérieur négatif étaient nombreux:

  •  je vivais de l’anxiété;
  • mon estime personnelle était à son plus bas;
  • je manquais d’entrain;
  • j’étais en colère;
  • j’avais des comportements autodestructeurs (trop manger, sédentarité, isolement, comportements d’évitement et procrastination);
  • je me chicanais souvent avec mon conjoint;
  • mon fils me rejetait.

Comment agir sur la nature des paroles qu’on se dit?

Même si j’avais conscience que c’était le premier pas à franchir, celui qui allait avoir la plus grande incidence sur mon état d’esprit, je suis demeurée figée à cette étape un bon moment.

En fait, je n’avais aucune idée de comment m’y prendre pour changer les paroles qui étaient dans ma tête. J’avais beau faire des recherches afin de trouver tous les trucs possibles et imaginables, mais ils m’apparaissaient tous inefficaces face à la force et à la vitesse des mes pensées.

Ce que j’ai fait…

Le pouvoir des affirmations

Après avoir cogité tout ça pendant un moment, j’en suis venue à l’idée que la solution allait passer par la simplicité. J’avais lu à propos des affirmations (phrases positives que l’on se répète régulièrement), mais même si ça me paraissait intéressant en théorie, je n’avais jamais réussi à intégrer cette méthode dans mon quotidien. Deux raisons m’empêchaient d’implanter cette technique.

Certaines personnes sont d’avis qu’à force de répéter une affirmation on fini par y croire. « Fake it ’til you make it » en quelque sorte. En ce qui me concerne, si je ne crois pas ce que je me dis, ça ne colle pas. Alors, même si j’avais beau me répéter à longueur de journée que j’étais magnifique telle que j’étais, rien n’y faisait, je n’y croyais pas et cette affirmation n’avait que pour effet que d’alimenter les pensées qui allaient en sens contraire. Je devais y croire.

Quand on recherche à propos des affirmations, on trouve des listes et des listes de citation positives à se répéter quotidiennement. On peut rapidement s’y perdre. Il m’arrivait de choisir une affirmation pour la journée et de simplement l’oublier quelques minutes plus tard. Pas très très efficace vous direz! Ça devait être facile à retenir. J’ai donc choisi une affirmation qui resterait toujours la même et qui allait pouvoir s’appliquer à toutes les situations. J’ai choisi une phrase simple qui n’avait pas pour objectif de changer la nature des mes pensées, mais plutôt de simplement mettre un frein aux idées négatives. J’ai choisi :

« Mes pensées deviennent ma réalité. »

Cette affirmation était à la fois simple, facile à se rappeler et j’y croyais vraiment!

Sa propre vision du bonheur

Une fois avoir trouvé le moyen d’arrêter le flot incessant de paroles négatives dans mon esprit, j’ai pu m’attarder un peu plus à la composition de celui-ci.

C’est paroles, étaient-elles toutes les miennes ou avais-je internalisé le discours de quelqu’un d’autre?

Cette étape est d’une importance capitale. Je sais qu’il est facile de vouloir ignorer les paroles qu’on se répète en soi car elles nous confrontent à ce qui a de plus laid en nous. On est rarement plus méchant qu’envers nous-même. Ces phrases qu’on se dit sont souvent extrêmement cruelles. Par contre, lorsqu’on fait l’effort de les observer un peu, qu’on retire celles qui ne nous appartiennent pas et qu’on regarde celles qui restent, on obtient une mine d’informations inouïe.

On a alors un portrait clair des choses qui nous dérangent en nous, des choses qu’on aimerait changer. En ayant ce portrait dressé devant nous, on peut alors choisir d’aborder ces failles et de les travailler avec la plus grande douceur et dans la plus grande compassion.

Au lieu d’être impuissant devant ces insatisfactions et des les cultiver avec des propos internes vils, on est en mesure d’avoir un impact concret afin de changer les choses et de créer sa propre version du bonheur.

Être sa meilleure amie

Jusqu’à maintenant, mon parcours m’a amené à prendre soins de ma santé mentale en prenant la décision de me prioriser et d’être plus douce envers moi-même.

Tranquillement, j’adopte des comportements qui cadrent plus avec mes valeurs. Je deviens ma meilleure amie. Je redeviens une alliée sur laquelle je peux compter. En faisant preuve de plus de bienveillance envers moi-même, mon cœur s’allège et je sens mes mécanismes de défense moins réactifs. Je m’ouvre tout doucement à la vie, à mon bonheur.

Et vous, êtes-vous une alliée pour vous-même ou avez-vous tendance à saboter votre propre bonheur?